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Des chercheurs américains du Texas A&M AgriLife’s Vegetable and Fruit Improvement Center en collaboration avec le
Baylor College of Medicine de Houston ont créé une carotte genétiquement modifié qui augmente l'absorption de calcium par l'organisme.
Une telle découverte pourrait à terme permettre de lutter contre des maladies des os comme l'ostéoporose ou l'ostéogenèse imparfaite. Les résultats
sont publiés dans la version en ligne datée du 14 janvier du Journal de l'Académie Américaine des Sciences (PNAS).
"En mangeant une portion de ces carottes génétiquement modifiées, vous absorberiez
42% de calcium supplémentaire comparé à une portion de carottes normales" affirme le Dr. Jay Morris, l'auteur
principal de l'article.
Le but de ces recherches étaient d'augenter la teneur en calcium des fruits et légumes qui sont excellents pour la santé mais
habituellement très pauvre en calcium. Les auteurs pensent que la technologie appliquée aux carottes peut l'être
pour de nombreux autres aliments augmentant et pourraient ainsi avoir un impact significatif dans la
prévention de l'ostéoporose.
Pour cette étude, 30 volontaires (15 hommes et 15 femmes) furent recrutés. Les sujets consommerent soit des carottes génétiquement
modifiées, appelée sCAX1, soit des carottes normales. Des tests furent ensuite réalisées sur des urines pour y mesurer la teneur en calcium.
Les chercheurs évaluerent également les quantités de calcium absorbées par l'organisme. Les résultats ont montré que les hommes et les femmes
qui avaient consommées les carottes riches en calcium absorbaient des quantités plus élevées de calcium.
Une personne normale a besoin d'un apport journalier de 1000 mg de calcium. 100 grammes de ces carotte modifiées fournissent
60 mg de calcium dont 42 % sont absorbés par l'organisme. Les carottes seules ne suffiraient pas
à fournir le calcium requis mais si cette technologie pouvaient etre appliquée à d'autres fruits et légumes, un régime spécifique
enrichi avec ces aliments pourrait avoir un impact important sur la santé.
Ces recherches ne sont pour l'instant qu'à létat préliminaire. Ces légumes ont été cultivés dans un environnement controllé et
beaucoup d'autres recherches seront nécessaires avant de voir ces aliments débarquer sur nos tables.
Il faut savoir que de nombreux laboratoires travaillent pour améliorer la composition nutrinionnelle des aliments.
Des études sont par exemple menées pour enrichir les brocolis en sulforaphane, une molécule ayant des propriétés anti-cancéreuses
naturellement
présente dans le broccoli.
Source:
PNAS 14 janvier 2008
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