|
Des chercheurs sud-africains ont montré que les personnes infectées par une souche mutante du VIH,
une souche mutante transmise par une personne ayant des gènes protecteurs contre le virus, ont de meilleurs chances de survie et cela même
si ils ne disposent pas eux-même de ces gènes protecteurs. La recherche est publiée dans la revue scientifique PLOS pathogens du 21 mars.
Les chercheurs du CAPRISA (the Centre for the AIDS Program of Research in South Africa)
ont étudié les mutations génétiques des virus contaminants de 24 personnes récemment contaminé dans la région de
Durban en Afrique du Sud. Selon le professeur Salim Abdool Karim, directeur du CAPRISA, il est évident que les mutations du VIH
chez les personne disposant des gene bénéfiques résultent en une faible charge virale et cela meme lorsque le virus contamine une
personne qui ne dispose pas des "bon genes". Une faible chage virale est l'objectif de plusieurs vaccins contre le VIH car cela signifie que les gens
sont en meilleur santé pour une période plus longue et ont moins de chances de transmettre le virus.
Les gènes HLA ont une influence sur la progression de la maladie chez les individus contaminés. Ils permettent d'alerter le système immunitaire.
Le VIH échappe ainsi au système immuntaire en mutant afin de ne plus être reconnu par le système
immunitaire. Il existe des personnes ayant des versions différentes des genes HLA (par exemple HLA-B*57 et HLA-B*5801), le VIH pour échapper
à cette version particuliere doit muter et adopter une forme avec une capacité réduite à se repliquer.
Dans cette étude les chercheurs ont identifié, chez des femmes
n'ayant pas les gènes HLA-B*57 et HLA-B*5801, deux mutations (nommées A146X et T242N) du virus, sur des séquences dites Gag, qui sont
associées avec une faible charge virale et un taux élevé de cellules CD4+ jusqu'à un an après l'infection. Ces deux mutations
ont été précédemment identifiées comme étant les mutations qui permettent au virus d'échapper
au HLA-B*57/5801. Par ailleurs il a été montré que la mutation T242N compromet la capacité du virus à se répliquer.
Cette étude montre que les personnes négative pour les versions HLA-B*57 ou HLA-B*5801 mais infectées par le virus
muté ont aussi plus de chance de survie.
L'évolution de la maladie est déterminée par des interactions complexes entre le système immunitaires et le virus.
Le polymorphisme génétique du virus transmis peut avoir un avantage pour la survie de la personne nouvellement contaminé. Ce genre de données
est aussi à prendre en considération pour la mise au point de futurs traitements et vaccins.
Source : PLOS Pathogen 21 mars 2008
Commentaires () |
 |
|
|
|
|