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Des chercheurs de la Boston University School of Medicine (BUSM) viennent de publier une étude réalisée chez la souris qui suggère que des scéances de musculation à soulever de la fonte pourraient être aussi efficace que les scéances de jogging pour brûler des graisses et améliorer le métabolisme. Les résultats ont éte publiés dans le numéro du 6 février de Cell Metabolism.
Le muscle squelettique est composé de deux types de fibres, les fibres de type I qui se développent lorsqu'on pratique
des exercices d'endurance comme la course à pieds et les fibres de type II qui se développent lorsqu'on travaille la
force. Les chercheurs ont montré, chez la souris, que le développement des fibres de type II permettait de réduire les
graisses corporelles entrainant une amélioration des indicateurs du métabolisme général comme la resistance à l'insuline.
Pour l'étude les chercheurs ont créé une souris génétiquement modifiée (appelée MyoMouse) qui avait la capacité de
fabriquer des fibres musculaires de type II grâce à l'activation spécifique d'un gene appelé Akt1. Le facteur Akt1 est un médiateur connu
de l'hypertrophie musculaire. Le gène Akt1 a été modifié de façon à ce qu'il puisse être activé ou désactivé. Ainsi le gène Akt1 en l'état activé
rendait la souris plus forte et plus rappide qu'une souris normale et cela même sans exercice,
une fois désactivé la souris redevenait normale. Bien que plus
forte et plus rapide que les uatres souris, la souris MyoMouse n'avait pas d'endurance, ce qui s'explique par le fait que la
souris développait principalement des fibres musculaires de type II. Les auteurs expliquent que cette modification
génétique avait donné à la souris les caractéristiques physiques d'un
sprinter plutôt qu'un courreur de fond.
Les chercheurs ont ensuite désactivé le gène Akt1 et soumis la souris à un régime
alimentation hypercalorique et gras semblable à ce qui se fait dans les fast-food. Après huit
semaines de ce régime la souris MyMouse est devenue obèse, résistante a l'insuline et a développé une stéatose hépatique (une accummulation de
graisses dans les cellules du foie).
Les chercheurs ont ensuite réactivé le gene Akt1, la souris a commencé a développer des fibres musculaire de type II. Le professeur Kenneth Walsh qui
dirigé cette étude expplique que : "Remarquablement, le développement de fibres musculaires de type II s'est accompagné par une diminution de la
masse corporelle due a la perte de la masse graisseuse. Les tests sanguins ont montré que la souris avait un métabolisme normal et la
stéatose hépatique a rapidement disparu."
Ces effets bénéfiques sont apparus bien que la souris soit soumise au même régime alimentaire hypercalorique. Cela montre toujours selon le
professeur Walsh que les fibres de type II ne sont pas uniquement nécessaires à soulever des objets lourds, ils jouent également un rôle dans
la régulation des fonctions métaboliques de l'organisme tout entier. Des analyses plus poussées ont enfin montré que la souris a commencé à brûler ses graisses
suite à des changements physiologiques et génétiques dans les cellules du tissu adipeux et du foie. Le développement des fibres musculaires
de type II semblent
avoir orchestré ces changements par leur capacité à communiquer avec les autres tissus.
Enfin cette decouverte pourrait aussi avoir des repercutions pour comprendre les mécanismes
du vieillissement. Au delà de 30 ans, les humains perdent environ 3 kg de masse musculaire par décennie et
il est intéressant de remarquer que nous perdons principalement des fibres musculaires de type II. Les études montrent en effet qu'on
peut encore être relativement
performant dans les sports d'endurance mais la perte de force est notable avec l'âge.
Cette étude suggère donc que la perte des fibres musculaires de type II pourrait expliquer qu'on soit plus enclein à devenir diabétique ou obèse au fur et à
mesure que nous prenons de l'âge
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