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Six associations se sont réunis au sein du collectif “obésité : protégeons nos enfants” afin de lutter contre l’obésité infantile et de demander au gouvernement dés 2008. Elles demandent aux pouvoirs publics de faire preuve du même volontarisme en matière d'obésité infantile que s'agissant de la lutte contre le tabac.
L’ AFD (Association française des diabétiques), l’ANDRM (Association nationale des directeurs de la restauration municipale), le CCC (Comité de coordination des collectivités), le FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves des Ecoles publiques), le PEEP (Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement public) et UFC-Que Choisir ont menée durant les trois derniers mois une campagne dans 65 départements, et demandent solennellement à la Ministre de la Santé de faire urgemment de la lutte contre ce fléau sanitaire une priorité de santé publique.
L'obésité chez l'enfant:
L'obésité infantile est une véritable pandémie qui n'épargne pas la France.
1.5 million d'enfants touchés (pres d'un enfant sur six), le risque pour qu'un enfant le reste a l'age adulte atteint le taux de 70%.
Une augmentation de 50% de la fréquence du diabète liée pour partie au surpoids et
une diminution de 10 ans de l'espérance de vie.
Appel aux pouvoirs publics
Le collectif en appel à Nicolas Sarkozy qui en mai 2007 s'était engagé à faire de la lutte contre l'obésité infantile une priorité de santé publique et d'agir par la loi si la responsabilisation des professionnels ne portait pas ses fruits.
Résultats d'audits sans appel
De septembre à octobre, le collectif a réalisé une série d'audits dont les résultats sont sans appel :
- En matière de restauration scolaire : 45% des établissements du secondaire ne respectent pas les recommandations nutritionnelles.
- En matière de marketing alimentaire à destination des enfants : 82% des produits bénéficiant des mises en avant de la grande distribution (brochures, têtes de gondoles, etc.) sont trop gras ou trop sucrés sur les quelques 120 magasins de la grande distribution visités par nos enquêteurs. En outre, les 4/5 présentent encore des confiseries au niveau des caisses, contrairement à l'avis de l'AFSSA de 2004.
- En matière d'offre alimentaire : les produits promus apportent en moyenne 2 fois plus de calories que l'apport recommandé par les nutritionnistes.
La preuve est donc faite que se reposer sur la seule responsabilisation des professionnels est un leurre ! Seule une loi peut répondre à l'enjeu de société qu'est l'obésité infantile.
Proposition à portée de main
Décidée à obtenir ce texte dans les plus brefs délais, la plateforme associative formule 7 propositions concrètes :
- Pour la filière fruits et légumes : attribution du statut « intérêt général permanent » qui permet de réduire de 50% les coûts d'achat d'espaces publicitaires et le doublement de l'aide publique à la recherche (pour améliorer l'attractivité des fruits et légumes).
- Pour les PME de l'agro-alimentaire : doublement de l'aide de la recherche publique et transferts de technologies pour de véritables améliorations de la qualité nutritionnelle des produits proposés en rayon.
- Pour la restauration scolaire : l'application obligatoire des recommandations nutritionnelles et l'intervention régulière dans chaque établissement d'un diététicien mutualisé au niveau des collectivités territoriales (suivi de la qualité, éducation nutritionnelle et au goût ...).
- Pour le marketing à destination des enfants : l'encadrement des publicités télévisées pour les produits déséquilibrés et le retrait des confiseries au niveau des caisses dans les grandes surfaces.
Comme l'ont souligné les 21 conférences-débat régionales du collectif, tenues en octobre et novembre et qui ont réuni pédiatres, médecins, nutritionnistes, ces propositions font aujourd'hui l'objet d'un consensus scientifique (CNA, AFSSA, INSERM, etc.) et sont fortement attendues par les citoyens et les parlementaires.
Source: UFC Que choisir
Lien complémentaire:
Obesipub.org: Halte au harcèlement alimentaire des enfants
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