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Des injections de vitamine C (aussi appelée acide ascorbique) à hautes doses ont réduit
la taille et la croissance de tumeurs cancéreuses de 50% en moyenne chez des
souris atteintes de formes particulièrement agressives de cancers du cerveau,
des ovaires et du pancréas. Les études sont publiées les annales de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS) datés du 4 août .
Notre organisme régule naturellement la quantité de vitamine C absorbée quand elle est consommée par voie orale. En effet, lorsqu'on mange des aliments contenant plus de
de 200mg de vitamine C, l'organisme limite strictement les quantités pouvant atteindre la circulation sanguine. Les chercheurs
ont donc directement injecté l'acide ascorbique par voie intra-veineuse ou dans la cavité abdominale pour voir les effets sur différents types de cancers. Ils ont injecté des doses allant jusqu'à 4 grammes par kg.
La vitamine C est très importante au bon fonctionnement de l'organisme. Les carences en vitamine C peuvent être très néfastes pour la santé entrainant des maladies comme
le scorbut et même la mort. Certaines protéines, les enzymes, vitales aux fonctions biochimiques de notre corps en ont besoin pour fonctionner correctement. La vitamine C peut aussi
servir d'anti-oxydant, protégeant les cellules des radicaux libres. Les chercheurs ont voulu, au contraire, tester si à très haute dose
la vitamine C pouvait être pro-oxydante. L'idée étant qu'elle généreraient des radicaux libres entrainant la formation de peroxyde d'hydrogène qui pourrait
détruire les cellules cancéreuses.
Une série d'expériences sur des cellules en culture (43 types de cancers et 5 lignées de cellules normales)
a montré que les hautes concentrations de vitamine C avaient des effets
anticancéreux dans 75% des cellules cancéreuses tout en laissant intactes les tissus sains. Les auteurs ont également montré que de telles concentrations
de vitamine C pouvaient être injectées à l'homme.
Chez les souris atteintes de formes particulièrement agressives de cancers du cerveau,
des ovaires et du pancréas, les injections d'acide ascorbique ont réduit le poids et la croissance des tumeurs de 41 à 53%. Dans le même temps,
chez les animaux non-traités les cancers se sont disséminés aux autres organes dans un tiers des cas (voir illustration ci-dessous).
L'intérêt pour l'utilisation de la vitamine C à des fins thérapeutiques avait connu un vif succès il y a une trentaine d'années. Les études en double aveugle n'avaient
cependant pas montré de bénéfices sur des volontaires qui prenaient la vitamine C par voie orale. On ne se doutait pas à l'époque que
les quantités circulantes de vitamine C sont très strictement contrôlées et que seules des injections permettent d'obtenir des concentrations élevées dans le sang.
Il est tout de même nécessaire de prendre les précautions d'usage dans ces cas, ce sont des travaux préliminaires réalisés
sur des cellules et des souris et qu'il est à ce stade impossible de savoir
si ces résultats vont être reproduit chez l'homme.
 Chez les souris atteintes de formes particulièrement agressives de cancers du cerveau, des ovaires et du pancréas, les injections d'acide ascorbique ont réduit le poids et la croissance des tumeurs de 41 à 53%.
source:
PNAS
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